Quand le temps qui reste
devient moins que passé
et que chaque geste
puisse être le dernier...
Quand la souffrance vient
gifler nos « tous les jours »,
que mal on veut du bien,
plus de vie, plus d'amour...
Quand les goûts n?en ont plus,
que l'on craint les regrets
de risquer le déçu
de pleurer les après...
Quand les démons conseillent
de refaire une vie
où les coeurs se réveillent
où renaît son envie...
Quand on donne le droit
à se lire une histoire,
« il était une fois »
une fois un peu noire...
Quand on doit oublier,
les pages d'un roman
que l'on veut replier
pour un autre moment...
Quand on voit l'avenir
au pari si risqué,
plus grand qu'un souvenir,
plus fort que son passé...
Quand un rire d'enfant
résonnera toujours
au coeur d'une maman,
chaque instant de ses jours...
Quand un homme est trop sourd,
ne sait plus être amant,
que son poids devient lourd,
jusqu?au dernier instant...
Quand les mots vont mourir
sur les murs d?un couloir ;
qu?ils s?en vont en soupir
jusqu'au dernier espoir...
Quand se fanent les fleurs
oubliées ou perdues,
et que monte l'odeur
de leur vase qui pue...
Quand on a décidé,
tout en fermant les yeux ;
que l'on va se donner
pour se refaire à deux...
Quand tout au fond de soi
on remonte le cri
qui tue la vieille foi
que l'on se peint en gris...
Quand cela est si grand
que le souffle coupé
le malaise nous prend
en un brouillard épais...
Il faut prendre le temps
de penser au remord ;
de s'asseoir sur un banc
de penser au d'abord.
Il faut se retrouver
caresser la balance
qui pèse les ratées
et les moments de chance ;
Il faut se décorer
des minutes plaisir
et pouvoir s'en donner
avant de revenir...
Il faut lui révéler
qu'on peut survivre seule ;
que le coup asséné
est plus qu'un coup de gueule...
Il faut que la leçon
sans vraiment s'y tuer
soit l'ultime façon
de ne rien terminer...
Et je vous dis « il faut ».
Je me donne ce droit
de vous dire ces mots
beaucoup plus chauds que froids ;
Redonnez-moi la main !
si mes yeux sont mouillés,
c?est qu'un triste refrain
fait pleurer l'amitié...
Redonnez-moi la main,
et chacun d'un côté ;
ça tombe vraiment bien,
j'en ai deux à donner...
Bordel !
prenez-les !
Jean-Yves
Paris, le 1er décembre 2006
à 2H30...
à D and D
avec ma tendresse
et mon espoir...
permettez-moi de réclamer
pour ce texte vos commentaires...
j'en ai besoin !
mais surtout D&D...